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En abordant une exposition, elle s’oublie au point d’oublier son prénom, et de ne plus être que quatre lettres, SARN.
Elle s’en explique sans ambiguïté :
- je est un autre.
Phrase sublime de Rimbaud, qu’elle a toujours associée à son désir de peindre.
La peinture de Sarn est le reflet de son caractère tout entier. La suggestion de l’espace, donc de la scène, confiée à la lumière qui semble jaillir et irradier des profondeurs de la matière.
Ce ballet, chorégraphie de couleurs, n’est pas silencieux. Il est évident que Sarn tente de communiquer sa volonté de récit. Histoire directe, sans anecdote, qui ne vise qu’à jeter les bases d’une référence poétique et musicale. Dramaturgie lyrique.
Sur le choix du Rouge et du Noir, elle s’explique : pour beaucoup,
- Rouge signifie violence, agressivité, destruction, guerre,
- Noir signifie tristesse, pessimisme, mort…
je préfère y voir :
- Rouge, sang qui bat, vie, passion, feu, chaleur,
- Noir, sobriété, calme
Serge Lifar |